jeudi 18 août 2016

Sisco : circonscription administrative...

L'affaire (résumée ici) fait du bruit depuis quelques jours et, dans cet été déjà finissant et bien chargé, termine de donner la couleur de ce qui sera très probablement la campagne des primaires à droite et à gauche dans les semaines à venir (et donc de la présidentielle puis des législatives ?) - en plus des problèmes économiques, financiers et sociaux gravissimes. La peur n'est plus seulement envers l'Etat Islamique - l'organisation plus ou moins "territorialisée", peut-être davantage de l'ordre d'un califat intellectuel comme le relèvent ça et là quelques articles - mais sur le brutal retour à la réalité que notre monde n'est ni sûr, ni joli, ni "occidentalisé", apaisé, unifié. La mondialisation n'est pas synonyme finalement, d'une totale similitude des croyances et des modes de vie, de la vision du progrès et des "valeurs".

Pour Sisco, c'est le Procureur qui, lors de sa conférence de presse, s'exprime ainsi : A l'évidence, à l'origine des incidents se trouvent des membres de la famille maghrébine qui ont voulu, dans une logique de caïdat, s'approprier la plage et la privatiser. Ils ont multiplié (...) des incidents avec un certain nombre de personnes : jets de pierre à proximité d'autres personnes pour les intimider, tensions très fortes, insultes, menaces

J'avoue alors ne pas connaître lors de la lecture le terme de caïdat qui, pourtant, conditionne la lecture des différents articles et le sens de la phrase. Quelques recherches plus tard, j'en retiens qu'il s'agit d'une vulgarisation d'un concept de chef militaire d'une province d'où dérive le terme de caïds utilisé régulièrement dans le sens de chef de bande. Les termes famille maghrébine évitent soigneusement la question de la nationalité et s'appuie sur l'origine ou l'appartenance revendiquée (peut-être ?) - renforçant une sorte de différence entre cette famille et le reste de la plage. Fussent-ils condamnables, le détail (ou son absence) de la nationalité de cette famille n'est pas neutre et renvoie à la différence : ces gens sont maghrébins. Pour éviter le procès d'islamophobie, le procureur a donc choisi la voie médiane et peut-être dangereuse de ramener la famille à une situation géographique... avec ses sous-entendus culturels. Délicate situation...

Cette famille donc, a voulu "privatiser" une partie de plage. Il n'en fallait pas plus dans la bouche d'un représentant de l'Etat pour qu'une majeure partie des commentaires et des partages sur les réseaux sociaux s'émeuve et évoque plus ou moins directement la validation partielle des théories du "grand remplacement".

Comme pour le burkini, la crispation des réactions est radicale et particulièrement rapide ; preuve que notre pays n'est plus seulement en proie à un malaise mais aussi à une forme de révolte, au moins intellectuelle. Patrick Calvar, "patron du renseignement" français, l'évoquait dernièrement devant une commission parlementaire. Le risque de déchirement n'est pas seulement avéré entre les différentes composantes du pays : je crains que nous soyons déjà à l'étape d'après, celle de la désintégration diffuse mais rapide et générale des institutions.

Parce qu'il y a peut-être trop de crises simultanée pour que notre système politique soit encore en état de gérer les émotions et les difficultés.

Alors avec ironie noire, je note que caïdat fait aussi référence à une circonscription administrative. Celle peut-être, qui déterminera le prochain Gouvernement en juin 2017 et les élections législatives. Caïdat sera-t-il alors synonyme de chef de bande politique dans une circonscription politique ?

samedi 6 août 2016

Pourquoi je m’engage pour Alain Juppé

En octobre 2006 j’ai envoyé mon bulletin d’adhésion à l’UMP ; j’ai reçu ma carte quelques semaines après. Nous étions alors à la veille de l’élection de Nicolas Sarkozy comme Président de la République et, ce n’est un secret pour personne, j’ai milité en 2007 et 2012 pour lui. De fait j’ai milité constamment pour lui entre 2007 et 2012. Il a perdu avec un certain brio au soir de l’élection de son successeur. Il a dit arrêter la politique – avec là aussi un panache qui n’aurait pas déplu à un autre, un certain Lionel Jospin, du bord opposé au sien. Ses soutiens, un peu comme pour Lionel, ont donc dû se résoudre à aller voir ailleurs. Aujourd'hui revenir et faire comme si rien ne s'était passé, comme dirait l'autre, c'est un peu léger...

Je suis resté dans le parti qui m’avait vu « politiquement » grandir : sympathisant, militant, cadre (dont la responsabilité des Jeunes Populaires quelques temps pour la Fédération de la Vienne, où je suis encore aujourd’hui). L’UMP est devenue entre temps le mouvement politique Les Républicains : j’y suis resté malgré des positions, sur l'Europe, les moeurs ou la vision du développement parfois en contradiction avec mes propres convictions. Parce que je sais qu'un parti est un groupe humain comme un autre et l'on ne peut avancer sans faire des compromis, accepter de ne pas détenir seul La Vérité.

Oui mais. Entre temps, il y a eu des guerres fratricides – un grand classique dans un parti politique –, des « affaires » (et des « affaires dans les affaires »), des attentats, le redoublement de la crise économique, une Europe si malmenée et pourtant si nécessaire. Localement des élections perdues et gagnées pour mon camp dont ce blog a relayé parfois les aventures. Finalement en 2010 je n’étais plus seulement un bénévole mais aussi un collaborateur d’élus : statut que je conserve pour quelques temps.

Aujourd’hui je sais que tôt ou tard je repasserai (à l’envers) par les cases de l’accession : cadre puis militant puis sympathisant… finalement votant. Pourtant j’aime la chose publique, je l’ai prouvé à de nombreuses reprises en m’essayant à différentes fonctions et rôles – parfois face à des vents contraires puissants et contre mes propres intérêts. J’ai dépensé de l’argent, du temps et surtout une énergie considérable. Désormais en proie à un doute certain, comme beaucoup de mes concitoyens, je regarde le désœuvrement s’installer dans toutes les couches de la population et des institutions. Souvent je ne sais plus trop quoi penser et quoi dire – alors que c’est mon métier et mon emploi – triste ironie.

Pas un mea culpa mais une évolution

On peut le souligner : je suis un sarkoziste dans l’âme – et pour moi ce n’est pas une insulte, un genre particulier ou une tare indépassable. Je lui reconnais une réalité et une volonté politique que j’ai apprécié et que l’on rencontre rarement. Il a fait de plus l’ouverture pour des postes de Ministres et de responsables au sein de sa famille politique à des personnes de bords opposés à un moment où beaucoup attendaient des récompenses. Parfois ces personnes étaient de qualité. Souvent bien moins connues que les majors parisiens – même si certain(e)s le sont devenu(e)s depuis. Une énergie, une fougue qui servent encore nos intérêts – ceux du parti pour lequel je travaille et pour lequel je milite. Son arrivée à la tête de la présidence dans les locaux de la rue de Vaugirard (le 238 pour être précis), a permis de sauver ce qui restait du parti. J’observe qu’à l’occasion des primaires de la droite et du centre (de la droite surtout, le centre semble endormi, voire anesthésié), les haines recuites redoublent et, vaille que vaille, on nous demande, nous militants, de parrainer le ou la meilleur-e.

Oui mais pourquoi ? Pour une présidentielle ? Clairement le charisme de Nicolas Sarkozy emporte et écrase sa concurrence. Cela ne fait pas de doute. De plus il garde l’estime militante – c’est utile pour une campagne électorale aussi ardue que la présidentielle ! – et une fraîcheur de la parole. Même si elle est souvent associée à certaines libertés intellectuelles que, parfois, je regrette et trouve changeantes ou déplacées. Certains de ces défauts de 2007 sont restés et, entre temps, sur quelques sujets que je garde pour moi, une pointe de déception. Le mérite n’a pas gagné et, plus que ses autres promesses, c’était pour moi ce souhait, ce message du mérite reconnu qui résonnait et résonne encore en moi plus qu’aucun autre. Parce que je viens d’une classe populaire et que je sens l’avenir m’y faire retourner, par petits bouts. Si Hollande n’a décidément pas réenchanté le rêve ; Sarkozy ne semble pas devoir faire mieux.

Non le meilleur, ce n’est pas juste pour une élection – même s’il faut la gagner. C’est pour présider le pays et accessoirement garder les clés du Gouvernement et modérer ou impulser l’agenda politique national. Les grands arbitrages. Ça n’a l’air de rien, c’est un peu surfait comme remarque même, mais ce n’est que stratégies et billard à quinze bandes (minimum). Il faut des épaules solides, un réseau comme aucun autre et, peut-être, un certain dédain ou distance avec son propre électorat ou les intérêts de groupe. Des qualités que je ne reconnais pas (encore?) à Bruno Le Maire, engouffré dans parfois ce que je ressens comme un besoin inconsidéré de reconnaissance pour lui-même. Non je le crois pas qu'il soit une sorte de « messie ».

En terme d’idées, une NKM est pas mal... D’abord parce qu’elle parle d’écologie et moi, l’écologie, ça me parle justement. Ce n’est pas un courant politique, ce sont des idées qui ont triomphé parce que notre environnement va mal et que nous tous, à commencer par ceux « de la France d’en bas » qui portent les autres à bout de bras, en souffrons. Pas l’écologie « punitive » non, mais celle qui est liée au progrès et qui permet de respecter les systèmes sociaux et environnementaux, naturels, tout en rendant nos processus humains plus performants. C’est-à-dire une écologie pas seulement de protection de la Nature mais aussi de la nature (humaine) des choses. Mais pour une présidentielle, il faut savoir rassembler plus que son camp – ce qu’elle peut – mais aussi et avant tout son camps. Là, j’ai un doute : la droite est composite et sa fibre conservatrice voire rétrograde n’est jamais loin… NKM cumule les handicaps et les défauts : femme, bobo, libérale en partie sur le plan des mœurs et ambitieuse. Elle ne semble pas vouloir changer son image en profondeur et faire d'elle plus qu'une intellectuelle brillante.

Quant aux autres je ne les mésestime pas. A une ou deux exceptions peut-être – et encore même pas Hervé Mariton auquel je reconnais un mérite dans ses positions archaïques : celui de la constance, voire d’une certaine logique. Je ne mésestime pas non plus Jean-François Copé, malmené peut-être injustement pour certains dossiers judiciaires mais peut-être pas totalement innocent pour d’autres dossiers et au détriment de François Fillon, un homme d’État qui a le fâcheuse tendance d’oublier systématiquement qu’à droite, à gauche, au centre et aux extrêmes, on gagne parce que l’on tient le parti (et qu’il faut savoir le récupérer… coûte que coûte?!).

Alors peut-être mon choix d’Alain Juppé tient d’un choix « de défaut »… car des défauts il en a : condamné pour des faits irréguliers il y a fort longtemps, d’aspect froid et probablement peu au fait des difficultés économiques de beaucoup (les savoir ce n’est pas les connaître et les vivre). Le meilleur d’entre nous a aussi cette idée étrange d’indiquer de suite ne souhaiter faire qu’un mandat – autant dire que les parlementaires, sûrs de changer de champion au tour suivant, malmèneront dès la première élection locale le Président de la République Juppé.

Mais mon choix ne tient pas... d’un défaut de cœur : il a vécu à l’étranger, il a connu les crachats pour des réformes que tous, du PS au LR, jugent désormais fondamentales. Notamment celle des retraites. Il hérite du véritable esprit de la Ve, celle où le Président préside et ne gouverne pas, pour garantir des institutions. Son choix du mandat unique se lie d’ailleurs à cette idée de ne pas être « tenté » par l’étape suivante et ainsi reculer. Plus âgé que sa concurrence à droite et au centre, il sait que sa vie politique n’est plus seulement devant lui et il en fait une force qu'aucun(e) a.

A Bordeaux je sais aussi sa détermination à la réussite et aux réalisations avec ses équipes. Un homme qui sait s’entourer est un homme doué.

Au-delà de l'homme providentiel...

Probablement et comme en 2007 je ne serais pas tout à fait d’accord avec le candidat de mon parti. Peut-être même que certains points m’exaspéreront. Il devra réunir tous les courants, ce qui impose synthèses et compromis. A ceux de mon camp qui vont riposter, quelques questions très ouvertes : Nicolas Sarkozy n’avait-il pas ainsi promis à GayLib (le mouvement gay au sein de l’ex-UMP à l’époque) des avancées majeures qu'il a renié, comme d'autres promesses ? N’avait-il pas promis de casser et de tenir certains corporatisme ? De faire du mérite et de lui seul une boussole ? Ne devait-il pas partir définitivement ; n’a-t-il pas laissé notre famille politique s’enfoncer et, pendant plus d’un an, être en faillite totale ?

De mes désaccords avec le programme présidentiel, je mettrais alors mon petit mouchoir dessus, dans ma poche, bien à l’abri car je crois qu’Alain Juppé est la personne qu’il nous faut aujourd’hui, loin devant les autres candidats. Il n’est pas un candidat pour la primaire visant à l’élection présidentielle. Non.

Alain Juppé est le candidat pour présider la France, pays laïc et progressiste. Il devra faire face à tous les populismes qui s'expriment et qui progressent. Pour cela il ne faut pas glisser vers eux et aller plus loin, promettre plus. Il faut au contraire se montrer ferme sur les principes - tous les principes. Un homme de réflexion et de dialogue.

A tous ceux qui sont indécis ou qui glissent vers plus de populisme sans réfléchir, notamment à un Premier ministre qui parle de concordat avec une religion au mépris total de la loi de séparation de l'église et de l'Etat ; ou encore de ceux qui promettent toujours plus de sécurité sans comprendre comme se vivent aussi nos libertés et nos constructions politiques ; à ceux tentés par toujours de facilité ; à tous je leur dis : effectivement ne votez pas pour Alain Juppé, vous pourriez être déçus !



vendredi 25 décembre 2015

Défait par les faits

Dès le début de soirée du 13 décembre, quelques média (notamment belges), publiaient des premiers résultats. Les tendances s'affinaient minute après minute et, pour la Région Aquitaine puis celle de Bretagne, le constat est sans appel dès 20h : la défaite de la droite est complète. Pour ce qui me concerne, en Aquitaine, tous les départements mettent la gauche unifiée en tête, parfois loin devant les deux autres listes toujours en lice (FN et liste commune centre et droite).

Peu avant, Jean-Pierre RAFFARIN publiait un tweet que je partage. Le tripartisme installé dans notre pays semblait devenir une réalité :

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lundi 21 décembre 2015

Réflexions sur la revue de presse et la veille dans le domaine politique

La lente agonie de la « revue de presse » ?

Exercice difficile, toujours mal traitée et mal aimée, la revue de presse (RDP) tente d'informer une organisation et ses dirigeants des aléas de l'information. L'actualité n'y est pas forcément décortiquée sous une forme résumée ou complétée en sus, même si c'est un avantage indéniable d'avoir un contexte détaillé.

Cependant face à aux média qui explosent en nombre et en terme de contenus générés (d'ailleurs le plus souvent sur des sujets finalement identiques), aux « alertes » et à l'information « instantanée », la revue (souvent matinale) devient désuète voire dangereuse : elle n'a plus vraiment de sens ni d'intérêt, n'offre plus la diligence que l'on attend dans les cercles de pouvoir.

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dimanche 29 novembre 2015

Où quand la victoire de Calmels semble se confirmer

Prophétique ? Allez, soyons satisfaits : le 01 novembre dernier, je publiais un article qui allait dans le sens exactement contraire au conclusion du premier sondage BVA de l'époque. Je prenais alors un pari, sur la lecture générale qui me semblait maladroite des observateurs de ce sondage. Alain Rousset était en réalité en difficulté, plus proche des 38 % que des 46 % qu'on lui créditait alors.

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dimanche 1 novembre 2015

Sondage BVA sur les régionales 2015 : les nuances que cachent les résultats

nb : cet article est personnel et ne revendique ou n'engage aucune personne, étiquette ni aucun camp politique.

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MàJ du 24/11/2015 : parution d'un sondage IFOP/France Bleu donnant une égalité absolue entre Virginie Calmels et Alain Rousset (lire l'article de France 3). L'hypothèse d'une élection se jouant dès le premier tour, alors que les réserves de voix à la "gauche de la gauche" sont loin d'être assurées pour Alain Rousset, se confirme...

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Même Libération s'en est ému à demi-mots, sans tirer de conclusions générales : des écarts trop faibles ou des mauvaises interprétations par la presse biaiseraient la lecture du sondage national et décliné pour chaque nouvelle Région métropolitaine.

Évidemment, forts de résultats plutôt inespérés pour la gauche (qui garderait finalement 3 Régions, soit 2 de plus que la droite aujourd'hui…) comme pour l'extrême droite (avec 2 Régions potentiellement gagnées), et une droite finalement « contenue » à 7 Régions sur les 12 au total, de nombreux responsables politiques ont décroché leur téléphone pour se féliciter, s'inquiéter ou rassurer leurs ouailles.
Libé n'allait tout de même enfoncer le clou et conclure que le PS n'avait pas vraiment de quoi se réjouir…

Ainsi, pour la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC) et pas de chance pour moi !, la gauche l'emporterait très facilement au second tour : 46 % pour le Président du Conseil Régional d'Aquitaine sortant M Alain ROUSSET ; un maigre 33 % pour la challenger de la droite et du centre Mme Virginie CALMELS ; un FN en la tête de liste de M Jacques COLOMBIER côtoyant les 21 %.
Si l'on ajoute à cela la prime de majorité de 25 % à la liste qui termine premier, le Conseil Régional d'ALPC serait d'un rose parsemés de quelques verts-rouge (encore que, c'est loin d'être sûr, voir plus loin), pas mal de brun et un bleu stagnant. Et toujours opposant.

Pourtant ce résultat, issu du sondage, est trompeur, très trompeur, et cet article va décortiquer le pourquoi d'une victoire en réalité toujours très probable bien que d'une très courte tête de Mme CALMELS, grâce à l'apprentissage des études passées.

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mercredi 21 octobre 2015

Le syndrome du supermarché

C'est un fait, loin d'être nouveau : les français vont aux (et aiment leurs) supermarchés. Et si ces derniers souffrent dans leur modèle face aux nouveaux comportements des acheteurs (type Grand Frais, réseaux de coopératives / alternatifs, etc.), les études disponibles relèvent qu'un peu plus de 90 % de nos concitoyens y vont hebdomadairement, voire quasi-quotidiennement. Une offre diversifiée sur un lieu unique (galerie marchande, zone commerciale limitrophe d'un hyper, etc.) et l'accessibilité (en terme de parkings, d'horaires, etc.) comme les habitudes les y invitent.

Les plus grands réseaux de distribution adossés aux points de vente multiples et variés (Carrefour, Leclerc, etc.) disposent ainsi de « forces de frappe » géantes tant commerciales (offre publicitaire) que de négociations (offre promotionnelle) auprès des producteurs de toute sorte.

Mais peut-on blâmer, le samedi après-midi, ces alignements à ne plus en finir de voitures, de familles avec leurs chariots ? Est-ce vraiment un « choix » d'aller au supermarché, ou une nécessité dont on s'est finalement accommodée, une variante du syndrome de Stockholm devenue un « syndrome de supermarché »... ? J'exagère, mais à peine.

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lundi 12 octobre 2015

Pire que "Mollande"...

20151012-Capture-Mollande-Vatican.PNG L'Obs formule ainsi son introduction sur les réseaux sociaux un article consacré à l'action de F. Hollande : "Hollande a décidé de laisser vide la chaise de l'ambassadeur français au Vatican pour protester contre le refus du pape d'accréditer Laurent Stefanini, ouvertement gay. Une décision courageuse, même si trop discrète"

Et clame que "sur la défense des gays, Hollande n'est pas 'Mollande' ".

Pour ma part, l'étant (gay), je trouve que si : tant qu'à ne pas avoir un contact diplomatique à travers une personne officielle, en poste, autant laisser le Vatican responsable de la situation.

C'est-à-dire laisser l'ambassadeur pressenti en place, comme ambassadeur de France auprès du Vatican : cela aurait été un vrai rapport de force et le témoignage de la défense des gays comme étant des citoyens comme les autres, tout à fait capables de représenter notre pays.

Mais "l'esprit de synthèse" mou et inadapté est décidément plus fort que tout chez le Président de la République actuel. Ce n'est pas du courage ; et c'est à peine une décision : c'est juste digne d'être l'inaction d'un Premier secrétaire du Parti socialiste. L'Obs a tort sur la forme et sur le fond.

dimanche 20 septembre 2015

Sujets en devenir

Si le temps ne me manquait pas, il faudrait s(m)e pencher sur...

  • la (non-)gestion du foncier en Europe et dans le monde, particulièrement frappante en France : extension des zones urbaines et "périphériques", baisse de terres agricoles disponibles / "parcellisation" des terres, de l'extension rapide des zones résidentielles ;
  • ces dernières zones (résidentielles), comme futures zones de précarité à besoin énergétique élevé (transports et chauffage), où la faible concentration en habitant / km² va faire peser une pression fiscale incroyable, alors que les infrastructures (eau, assainissement, électricité, couverture Internet, etc.) ne sont ni adaptées ni suffisantes (cf "rurubanisation", où la vie "de ville" en campagne...) ;
  • la (re)moralisation de la société ? Où quand l'écologie et le religieux se retrouvent (cf. l'encyclique du Pape sur le sujet, le développement d'une vision binaire bien/mal de l'Homme sur une Nature déifiée, etc.), pouvant former la prochaine grande idéologie empreinte de religiosité ;
  • la crise des migrations internationales qui va en accentuant, non seulement en Europe, mais partout dans le monde et pour des causes multiples : conflits, changements environnementaux, pressions économiques ou simplement la nécessité pour des milliards de personnes de vivre décemment ;
  • la guerre de l'eau, douce et potable, pour des besoins de plus en plus grands, ses conséquences sur le vivre-ensemble (cf la situation en Californie par exemple), mais aussi sur la production agricole et industrielle, sur la santé publique ;
  • les rapports entre Etats institués, Etats "revendiqués" (cf crises suite aux conflits islamiques : Irak, Syrie, etc.), face au développement d'entreprises publiques ou privées non plus "internationales" mais sans nationalité, dont le poids économique et le poids financier les rendent "too big too fail" - ou simplement plus important que les Etats même sont prêts à (se) sacrifier leurs intérêts publics pour sauver ces mastodontes ;
  • la crise économique et financière devant nous, alors qu'il me semble désormais très probable que les pays à fort développement actuel, qui ont un début de classe moyenne (aux aspirations supérieures) et de nombreux conflits / menaces internes, voient des fragilités structurelles s'accentuer ;
  • le "schisme" entre la croyance dans la technologie comme moyen suprême (cf transhumanisme, etc.) et son rejet, face à la "modernité" et le retour à des formes de vie plus ancestrales. Entre, simplement, la culture et l'éducation de pointe en tout domaine, l'hyperspécialisation, face à la pauvreté la plus crasse et le "prêt à penser" généralisé, désormais menace pour l'équilibre du "vivre-ensemble" et pas seulement vivre les uns à côté des autres ;
  • le cache-misère de la "ré-industrialisation" en France, alors que derrière les problèmes sociaux se posent la question des usages des terrains et des ressources, de l'acceptation par le grand public, du voisinage. N'oublions pas que si la pollution (a) diminue(é) en France, c'est aussi par l'industrie la plus lourde est partie dans des pays où la possibilité de contrôle et de réduction de ces nuisances est faible voire nulle... Mais nous continuons à peser lourdement sur les systèmes environnementaux et sociaux des autres pays...

Et enfin ce que je perçois comme la fin du Politique et des institutions publiques et républicaines en France, grignotées par le manque d'universalité des politiques publiques, des lois, réduisant le débat et l'action publique de plus en plus à la gestion des besoins individuels et des préoccupations de groupes sociologiques rigidifiés et revendiqués (par le culte, le mode de vie, le mode de pensée, etc.) et non au maintien du cadre commun. Et comme les crises évoquées plus haut accentuent ce phénomène, il n'en est que plus rapide, à la conclusion pour moi que bien trop certaine...

mercredi 16 septembre 2015

Génération spontanée

65.000 nouvelles inscriptions à l'Université, présentées comme "en plus de l'ordinaire". Des facs débordées, qui étaient présentées sur BFM dans Grand Angle ce soir : un événement. Et une parfaite illlustration de la théorie des générations (d'étudiants) spontanées ?

En effet, un étudiant est souvent soit... un étudiant (il change d'année, ou la redouble), soit un ex-lycéens. Bêtement, je pensais que les étudiants, c'est relativement prévisible, des années à l'avance : le nombre d'écoliers en primaire multiplié par le taux d'accès aux études supérieures peut donner une certaine indication. Par exemple. Entre la primaire et l'université, on peut estimer qu'il y a le temps de trouver des solutions pour l'enfant qui deviendra grand. Voire même, lorsqu'il y a des naissances, prévoir le nombre d'écoliers, de collégiens, de lycéens, d'étudiants...

Peut-être me suis-je trompé et qu'il y a, çà et là, des puits créateurs de jeunes...

Il faut que je me renseigne auprès de l'INSEE demain...

dimanche 13 septembre 2015

Seins et "saints"

Des Femen s’invitent au controversé Salon de la femme musulmane, à Pontoise
Deux militantes du mouvement féministe Femen ont perturbé samedi 12 septembre un Salon consacré à la femme musulmane, à Pontoise (Val-d’Oise). Peu avant la fin de l’événement, vers 20 h 30, « deux Femen sont montées sur la scène, habillées de djellabas qu’elles ont enlevées, avant d’être prises en charge par le service de sécurité du Salon et remises à la police », a déclaré une source policière. (...)
Les « deux imams étaient en train de parler de la question de savoir s’il faut battre ou non sa femme », quand les deux militantes, âgées de 25 et 31 ans, sont montées sur la scène, a raconté Inna Shevchenko, porte-parole des Femen à Paris. Les jeunes femmes – d’origine algérienne et tunisienne, selon Mme Shevchenko – ont crié, en arabe et en français, des slogans qui étaient également peints sur leurs seins et leur dos : « Personne ne me soumet, personne ne me possède, je suis mon propre prophète. »(...)
Aussitôt, des « Sales putes ! Il faut les tuer ! » ont fusé dans la salle, et une « quinzaine d’hommes ont sauté sur la scène et leur sont tombés dessus », a poursuivi Mme Shevchenko, reconnaissante à l’égard de la police, qui est intervenue très vite pour les protéger. La vidéo montre que hommes donnant des coups de pied aux deux femmes à terre.

... Lire le reste de l'article

Si l'on peut condamner la méthode (au nom d'un certain puritanisme et au nom de la liberté d'expression qui permet à des salons de se tenir, même si on ne partage pas leurs idées), on ne peut que vomir les propos qui ont été tenus lors de ce salon, s'il est confirmé qu'ils étaient vrais.

Le site du salon a été clos et n'est plus accessible (pourquoi ?).

Les coups pleuvent sur ces jeunes femmes à la fin de la vidéo : condamnons les personnes qui se permettent cela ! La (seule) bonne réaction aurait été de laisser le service d'ordre du salon évacuer dans le calme ces femmes et les remettre aux forces de l'ordre, seule force coercitive légitime à en disposer.

Cela en dit long sur le niveau d'acceptation et de tolérance de certain(e)s, ici musulmans intégristes mais qui ne sont pas les seuls et qui, sous couvert religieux - avec l'argument tellement facile que c'est "leur foi" qui seule dicte leur vision forcément absolue du monde -, se permettent de plus en plus souvent de ne plus respecter le droit et la liberté d'autrui de vivre sa vie comme bon lui semble.

Sur le fond et à titre personnel, je soutiens l'action des Femens à revendiquer leur droit à disposer de leur corps et de leur esprit, de leur éducation comme de leur sexualité et de ses attributs.

Pour ma part et peu-être comme elles, lorsqu'elles brandissent leurs seins comme des pancartes, je préfère me battre avec des mots : ils peuvent être excessivement puissants et c'est la seule manière correcte et "humaine" de le rester - humain et citoyen.

Elles sont le réflexe d'une société qui se défend ou qui s'enfonce, qui lutte contre un intégrisme qui ne doit pas, malgré tout, avoir un pendant tout aussi réactionnaire.

Et comme je lis çà et là, oui : "France, 2015... "

mercredi 2 septembre 2015

Un mandat qui n'est pas fini, mais c'est tout comme

Dans Le stage est fini, un livre de la journaliste Françoise Fressoz paru ce mercredi, François Hollande reconnaît être allé « trop loin » et regrette d’avoir annulé la TVA sociale décidée par Nicolas Sarkozy : « J'aurais gardé l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu'il nous avait laissé».

Décidément : double acte manquée de François Hollande par ses déclarations. Il ouvre sa "boîte de Pandore" en faisant plus qu'un mea culpa, mais une critique (presque) saine du mandat qu'il n'a pas terminé et qui renvoie décidément une image d'impuissance, de passé ; et plus encore il ne garde de la "TVA sociale" que l'augmentation des impôts ! Oubliant le pendant de cette hausse : la baisse des charges sociales... Décidément, partiel est synonyme de partial pour M Hollande, qui voit peut-être là une manière de dire - en creux - que l'augmentation des impôts, ce n'est pas que lui.

dimanche 30 août 2015

Ces maux en "isme"

Entendu : Jean-Christophe Cambadélis sur « BFM Politique », ce jour, dans l'interview politique par Apolline de Malherbe. A la question « qu'est ce que le PS aujourd'hui ? », le Premier Secrétaire répond : « Social et écologique, c'est ça la gauche et le PS aujourd'hui ». Le PS n'est donc plus « socialiste » mais « social ». Même racine, pas exactement le même « concept »…

vendredi 28 août 2015

Francophonie : manque de cohérence

Entendu : « On ne peut pas être pour le vote des étrangers s'il y a autorisation de tracts et de propagande politique qui seraient en langues étrangères, notamment l'arabe. (...) Il y a un impératif d'assimilation par la langue ». D'accord : alors doit-on interdire l'anglais comme langue de travail imposé dans certaines entreprises, en France, pour des salariés français ? Car il y a aussi un impératif de cohérence à garder dans le discours public…

dimanche 24 mai 2015

Le Figaro / Jeannette Bougrab : «La France est toujours aussi aveugle face au péril islamiste»

Article du LeFigaro.fr paru le 23/05/2015.

Soutien à Jeannette Bougrab : quoique l'on pense de la personne, à part ses proches et peut-être son biographe, qui peut la juger sinon sur ses actes et ses prises de positions ?

Les "événements" de janvier, nom pudique de l'invraisemblable, a révélé - peut-être - plus qu'une lieutenant politique mise en avant sous un ancien mandat pour des questions de "représentativité" de la société française contemporaine.

Ces "événements" ont mis à jour de manière malheureuse des événements de sa vie privée. Elle a eu une histoire d'amour dit-elle ; n'en parlons pas pour polémiquer sur la vraisemblance (Charb n'étant plus là pour témoigner, sinon des traces qu'il a laissé). Ce n'est pas ce que l'on attend du débat public. Réfléchissons davantage à son discours, aux paroles de Mlle Bougrab.

Peut-être, je dis bien peut-être, a-t-elle raison.

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dimanche 10 mai 2015

FN : la phase terminale de dédiabolisation pratiquement terminée

Tant à dire, si peu de temps pour le dire : difficile, difficile vraiment de se dégager du temps et de l'énergie ! Quelques ennuis de santé en ce moment viennent finir, le soir, le reste de motivation pour tenir à jour le blog. Dommage. Quelques minutes ce dimanche pour quand même en marquer l'essentiel et poser les hypothèses pour la suite.

Le FN qui fait sa révolution (voir mes deux articles récents sur ce sujet) et le pater Le Pen qui renie sa fille au profit – plus ou moins déclaré – de sa petite-fille, notamment pour la conduite des régionales et la tête de la liste de PACA.

On en attendait pas moins, pour son départ, à ce vieil homme dont seul son âge peut obliger au respect ou au moins à un mépris poli. Je ne suis pas surpris par le schisme (prévu et théorisé sur ce blog et dans mes travaux depuis bien longtemps), mais davantage par la date (je pensais plutôt à la rentrée 2016 et le début de l'élection présidentielle, notamment pour le recueil des parrainages).

L'exclusion du FN de son « père fondateur » ne l'empêchera pas de parler, c'est certain. Reste à savoir si les média mettront encore sur le même pied le parti et « son » principal personnage ; alors que désormais Marine Le Pen cherche plus que jamais le respect (et probablement quelques appuis intéressés) dans la classe politique française et étrangère. Ces partisans répondront, non sans raison : son père renié, que peut-elle faire de plus ?

En attendant, en termes seulement politiques (je ne doute pas que sa famille doit encore en prendre un certain coup, ce qui relève du domaine de la sphère privée), elle dispose désormais de plusieurs sésames qu'elle ou ses lieutenants ne se privent pas de rappeler :

  • sa force prétendue, face à l'adversité ; incarnée par le conflit avec son père. Une force qu'elle pourra estimer comme être nécessaire face à « l'Europe et ses institutions technocratiques », qui « décident pour le peuple de France ». Bref, l'inverse de l'image du « mou » F. Hollande ou de l'« erratique » (quant il n'est pas « acheté » par le Qatar d'après certains observateurs de la vie politique française) N. Sarkozy, tout deux renvoyés par Marine Le Pen à leur caricature ;
  • sa « dédiabolisation », accomplie. C'est désormais un parti qui se veut / revendique républicain, à défaut d'être un parti peut-être tout à fait comme les autres (au moins ceux dits de Gouvernement!). Elle peut ainsi, par cette stratégie mélangé d'opportunisme et de populisme, continuer à ratisser dans l'électorat de la gauche souverainiste (les ex-PCF, la frange dure de la gauche déçue des « expériences » socialistes française) comme de la droite française (les « ultra » tendance Manif' pour tous / la branche identitaire ou souverainiste). Seuls les Libéraux, quant à eux, passeront leur chemin...
  • la main-mise complète sur le FN, son trésor de guerre, à l'exception de l’association de financement de Jean-Marie Le Pen. Reste qu'avec les affaires récentes de financement du parti, sa crise d'une croissance trop rapide où les cadres formés manquent et les pratiques sont semble t-il douteuses, pourraient provoquer des remous importants. Ce FN qui pourrait d'ailleurs être fondu dans le RBM, au profit d'une plateforme globale et modernisée. Une sorte de « nouveau FN », qui viendrait faire ce qu'était l'UMP à ses débuts : un rassemblement de tendances diverses. A droite les Républicains, à gauche les Sociaux-démocrates et les populistes dans un parti identitaire après les régionales (les « Nationaux patriotes »?), dans la perspective des présidentielles ? Probablement, à mon sens.

D'ailleurs, bientôt les régionales, l'occasion pour moi – j'espère en avoir l'occasion – de mettre en œuvre quelques hypothèses. Car si le FN menace l'équilibre des forces politiques françaises pour probablement longtemps (même si ce parti a toujours connu des cycles dans son histoire), le rapprochement entre une parti des écologistes de la gauche radicale et des déçus / « frondeurs » du PS, faisant exploser la plateforme à vocation gouvernementale EELV, pourrait, là aussi, permettre une victoire plus large de la droite.

Pour la Région Aquitaine, c'est tout du moins mon pari : le parti EELV qui, voyant la défaite comme fortement possible pour le PS au soir du premier tour, se refuse à faire liste commune avec eux au second tour, paralysé en interne sur les sujets de transition écologique (transports, nucléaire, etc.). Alain Rousset n'a pas l’appétence en terme de communication populiste de Ségolène Royal sur le sujet écologique...

Incapable de rassembler toute la gauche, face à des militants de gauche mobilisés, le PS n'aurait pas de réserve de voix. Ainsi, l'UMP – pardon, les Républicains... – et son allié centriste seraient en tête dès le premier tour en liste commune, « en position gagnante » pour la seconde. La perte des voix de notre camps la droite républicaine vers le FN, serait compensée par une absence de report des voix de la gauche dure vers la gauche gouvernementale.

Bref, une victoire en creux : reste à définir la stratégie politique, et le corpus idéologique, pour provoquer un tel scénario, tout en sachant quoi faire au lendemain du second tour, alors que l'on entre dans la fusion de trois Régions françaises. Ayant écrit quelques notes sur ce thème, la principale conclusion est la difficulté, autant politique que technique, de réussir ce défi imposé...

Retour à l'élection : en premier lieu, il faudrait être clair et lucide sur le programme, lui-même abordant en priorité des sujets bousculant le jeu à gauche : le nucléaire et l'indépendance énergétique ; l'échec de la filière régionale de construction de véhicules électriques ; la lutte contre le chômage ; la gestion de l'eau ; etc., en sont autant exemples. Et ils ne sont pas mineurs dans la vie régionale : je n'ai pas de scrupules à utiliser des « bons sujets » lorsqu'ils me permettent, en prime, de contribuer à une victoire électorale...

Pour le reste, je réserve encore pour quelques semaines mes (modestes) billes pour la candidature investie par l'UMP Virginie Calmels et mon Président de groupe sortant Olivier Chartier, son numéro deux.

Plus prosaïquement, nous verrons le 14 décembre prochain, au lendemain du second tour, si 4 ans et demi de travail acharné et d'engagement ont eu du poids... ou si je peux passer à autre chose. Loi du genre !

lundi 4 mai 2015

Batteries Tesla lancées à grand renfort de marketing : attention à la réalité !

C'est avec une grande consternation que je vois de nombreux articles de presse évoqué ce sujet - et il est important. Parfois, des articles dithyrambiques à la limite du publirédactionnel. Passons la réserve normalement admise de la part de la presse, notamment spécialisée.

De ce que l'on en sait, cette batterie reste d'une conception "traditionnelle" avec ses limites (de puissance, de durée) et ses impacts négatifs (notamment l'impact écologique, en terme de terres rares et de difficultés de recyclage). Avec ses faiblesses également, notamment la quasi-impossibilité d'éteindre les composants enflammés en cas d'incendie ou des performances très variables en fonction des conditions d'usage et d'installation.

D'ailleurs, nul part il est indiqué ses performances estimées et réelles, son "cycle de vie" (et ses cycles de charges et recharges). Les seules informations disponibles sont son prix et son gabarit. Signe que l'on habitue les potentiels acheteurs à un désir d'achat, et non à se poser des questions raisonnables. Remarquez, c'est assez normal et même très légitime venant d'une société privée...

Bref cette batterie est probablement une rupture commerciale et de pensée pour le consommateur, qui permet d'enclencher une nouvelle gestion de l'électricité domestique - et donc des usages des réseaux nationaux. Mais ce n'est pas un rupture de technologies (juste un assemblage unique et optimisé de divers composants).

Un peu ce que l'iPhone a été vis-à-vis des premiers smartphones... joli et commercialement efficace, mais loin d'être nouveau et immédiatement performant !

dimanche 26 avril 2015

Nouveauté : notes de bas d'article

Le site s'enrichit de quelques scripts personnels: désormais, Intelligence-politique.fr dispose %%Note:{de la possibilité de génération automatique de notes},{Ici un exemple de note de bas de page.}%%. Celles sont ensuite directement affichées en bas de page.

Quelques lignes de code qui donnent bien plus de clarté à l'ensemble des contenus... !

%%Notes%%